Le cancer est devenu la première cause de décès au niveau mondial avec environ 8 millions de morts par an, dont un cancer sur 5 qui est lié à l’alimentation.

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Le lien entre ce que nous mangeons et le risque que nous développions un cancer existe bel et bien. Cependant, nous ne sommes pas tous égaux face au cancer. Ainsi, il n'y a pas un régime anti-cancer, mais il y a plusieurs attitudes alimentaires qui peuvent diminuer le risque de cancer et qui vont être variables selon les individus.

De plus, on sait que les radicaux libres sont responsables de nombreuses dégradations cellulaires. Ces radicaux oxygénés sont capables d’altérer la qualité du patrimoine génétique, en provocant des réactions chimiques qui vont modifier réellement le matériel génétique, les chromosomes et provoquer ce que l’on appelle des mutations. Face à ce stress oxydant, ce sont les antioxydants, essentiellement fournies par l’alimentation, qui essaient de réparer ces mutations, ces lésions sur notre patrimoine génétique.

Même si le rôle de la génétique et celui de l'environnement ne sont pas contestables, il est aujourd'hui démontré que nos comportements et choix personnels restent décisifs en matière de prévention du cancer.

Dans cet article, je souhaite parler non pas de cancer directement mais de ses traitements, et plus particulièrement des effets secondaires induit par la chimiothérapie.

Avant tout, qu’est ce qu’une chimiothérapie ?

C’est l'utilisation de substances chimiques pour traiter un cancer. Ces médicaments chimiques détruisent les cellules cancéreuses de deux façons :

1)      en empêchant les cellules cancéreuses de croître ou de se multiplier, Certains médicaments interviennent dans la synthèse des macromolécules protéiques, d'autres bloquent l'action d'enzymes chargés de réparer les cassures de l'ADN, la réplication est alors impossible ou du moins très difficile.

2)      en provoquant leur mort. Les médicaments employés tuent les cellules en agissant sur l'ADN, sur l'ARN ou sur les protéines des cellules, pour bloquer certaines étapes de la division cellulaire : ceux qui agissent sur l'ADN peuvent se coupler à ses bases, s'intercaler entre elles et ainsi ouvrir la double hélice ou provoquer la formation d'oxygène, qui casse le filament d'ADN.

Les molécules qui les composent sont dites « cytotoxiques ». Plusieurs classes de médicaments sont disponibles, dont les modes d'action sont différents, ce qui explique les fréquentes associations de molécules lors des protocoles thérapeutiques. Elles agissent donc aussi sur les autres cellules de l'organisme à division rapide (cellules du système pileux, cellules intestinales, cellules sanguines), ce qui explique leurs effets secondaires. Il faut savoir que la chimio permet d'atteindre aussi des cellules cancéreuses qui se sont échappées de la tumeur primitive, et qui n'ont pas été accessibles à un geste chirurgical ou de radiothérapie.

 

 

Chimiothérapie combinée ou poly chimiothérapie

C'est l'association de molécules de modes d'action différents visant à minimiser les résistances à chacun des traitements indépendants. C’est la formule la plus usitée dans le cadre de protocoles

Chimiothérapie néo-adjuvante ou préopératoire

C'est l'association de la chimiothérapie précédant un geste chirurgical ou de radiothérapie, afin de réduire le volume tumoral initial, facilitant ainsi le traitement.

Chimiothérapie adjuvante ou postopératoire

Le traitement de chimiothérapie est administré après le geste chirurgical, afin d'atteindre les éventuelles cellules non décelées ou qui auraient déjà migré hors de la tumeur primitive.

Effets secondaires

 

L’intensité des effets secondaires peut varier énormément, et leur nature dépend du type de chimiothérapie reçue et de la réaction de chaque individu au traitement. Les effets secondaires peuvent être différents de ceux d’une autre personne recevant les mêmes soins.

Les principaux effets secondaires sont le reflet de l'atteinte des cellules de l'organisme à division rapide par les molécules cytotoxiques, les troubles digestifs, la perte des cheveux, l'asthénie ou fatigue intense... C'est pourquoi la chimiothérapie est administrée par cycles, pour laisser le temps à l'organisme de refaire ses cellules normales.

Une chose à retenir, c’est que certains effets secondaires apparaissent le jour du traitement, tandis que d’autres surviennent au bout de quelques jours, quelques semaines, voire des années plus tard.

À cause de ses effets secondaires, la chimiothérapie est une étape redoutée du traitement du cancer. Pour les réduire, les méthodes douces sont un excellent accompagnement.

La naturopathie peut avoir les effets suivants :

  • Réduire les effets indésirables des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie.
  • Améliorer l’efficacité des traitements.
  • Aider à adapter l’environnement afin de le rendre le moins toxique possible.
  • Ralentir la multiplication des cellules malades.
  • Limiter la formation de métastases.
  • Régulariser les taux d’hormones en rétablissant leur dégradation naturelle par le foie, dans les cas de cancers hormonodépendants (cancer du sein, de la prostate et de l’endomètre).
  • Soutenir le système immunitaire.
  • Soutenir l’organisme durant une rémission.

En revanche la naturopathie ne traitera pas le cancer, seule la médecine oncologique peut y prétendre.

Cependant, un certain nombre de recommandations peuvent s’appliquer à l’ensemble des personnes atteintes de cancer pour un confort thérapeutique. Comme par exemples, salimenter sainement, s’hydrater correctement, consommer du thé vert et des oméga-3, pratiquer une activité physique quotidienne.

Par contre, le choix des suppléments, dont les antioxydants, adaptés à chaque cas ne s’improvise pas. L’auto traitement est fortement déconseillée pour les personnes atteintes de cancer. Il est impératif d’informer son médecin des produits naturels consommés. Une collaboration entre le thérapeute et le médecin est plus que souhaitable.

Quels sont les effets secondaires les plus fréquents ?

1)      Perturbations de la formule sanguine

Les cellules sanguines, globules rouges, mais surtout globules blancs et plaquettes, sont en renouvellement rapide ; ainsi, les molécules cytotoxiques vont-elles engendrer une diminution transitoire de leur nombre. Ces troubles sont plus ou moins marqués en fonction des molécules, des protocoles et du type de cancer. Cette chute débute une à deux semaines après le début de la chimiothérapie, se corrige ensuite dans des délais variables. Le retour à la normale doit être surveillé, surtout au niveau des globules blancs, car certains d'entre eux, les neutrophiles, sont en charge de la défense de l'organisme contre les infections. Cela peut se traduire par de la fièvre et des frissons qu'il ne faut pas négliger. La chute du nombre de globules rouges est moins fréquente et survient plus tardivement, car ils ont une durée de vie plus longue, de l’ordre de 120 jours. 
Elle se traduit par une pâleur, une fatigue, un essoufflement, des pertes de connaissance.
La chute du nombre des plaquettes, qui ont un rôle dans la coagulation sanguine, se traduit par des saignements au niveau des gencives, du nez ou des petites traces au niveau de la peau.
Toutes ces perturbations ne doivent pas être négligées et sont corrigées ou surveillées en fonction des cas.

 

2)      Les troubles digestifs

C’est à dire les nausées, les vomissements, les lenteurs digestives, le manque d’appétit, les diarrhées ou les constipations. Ces troubles digestifs sont les plus fréquents et peuvent survenir à différents moments au cours du traitement: pendant la perfusion, après ou à distance. 
Lors d’une chimiothérapie, les anti nauséeux sont généralement prescrits de manière systématique.

a) Les diarrhées

Elles sont liées à la destruction massive et inhabituelle des cellules de l’intestin, qui se renouvellent normalement en quelques jours seulement.

b) Les nausées et/ou vomissement

Les nausées et vomissements sont considérés naturellement comme un mécanisme protecteur de l’organisme. Ils permettent d’éviter l’ingestion et d’expulser les substances potentiellement incommodantes ou nocives. Ce processus est géré par différents récepteurs du tube digestif et du système nerveux central, selon un ensemble complexe de réactions internes. Il convient cependant d’y remédier rapidement pour le confort de la personne malade, mais aussi pour prévenir la dénutrition qui est un élément très péjoratif dans l’évolution d’un cancer.

Des mesures simples permettent de diminuer les nausées vomissements et perte d’appétit : comme manger utile c'est à dire, préférer des aliments riches en valeur nutritive, graines germées, fruits frais, petits fruits….Fractionner les repas et manger quand on a faim sans attendre qu’il soit l’heure. Pour retrouver un peu de goût aux aliments, utiliser des fines herbes et des épices qui parfumeront les plats. Évitez les aliments très chauds, très froids, très acides ou très épicés. Pour pallier à ce goût métallique dans la bouche si désagréable, boire des infusions froides ou des jus de fruits. Eviter les fritures et les aliments gras et boire du thé glacé efficaces contre les nausées. Essayez les techniques de relaxation, de méditation ou de respiration profonde pour vous aider à relaxer si vous avez la nausée. Enfin, se distraire afin de moins penser aux nausées et prendre l’air en faisant de courtes promenades à l’extérieur.

 c) La constipation

La constipation peut être induite par les traitements contre la douleur ou par certaines chimiothérapies. Dans ce cas préférez les aliments riches en fibres comme les légumes verts et fruits crus ou cuits, les fruits secs, le pain aux céréales, les céréales complètes, prenez un jus de fruits à jeun : jus de pruneaux, pomme ou raisin, pas d’agrume qui sont trop acide et augmentez la prise de boisson en la répartissant tout au long de la journée (aux repas et entre les repas), les aliments mouillés augmentent le ballast intestinal et aident à la progression des selles dans l’intestin (courgettes, épinards hachés, salade cuite, compote de pommes ou de pruneaux),

d) Stabilité du poids

En cours de traitement, de radiothérapie, de chimiothérapie ou après une chirurgie, il est nécessaire de conserver un bon état nutritionnel. Il est essentiel de ne pas perdre de poids. Si au cours du traitement l’appétit diminue, la perception des goûts se modifie, des désordres digestifs apparaissent, ou si l’alimentation devient difficile, des solutions existent pour corriger ces troubles alimentaires et vous aider à garder le plaisir de manger. Identifier les problèmes, choisir les aliments qui conviennent le mieux, supprimer  ceux qui accentuent les intolérances. Choisissez des aliments sains que vous aimez et variez les plaisirs.

        3)      Alopécie = chute des cheveux et des poils

La chute des cheveux est aussi transitoire, mais psychologiquement et socialement plus difficile à supporter. Elle est parfois inévitable, selon le type de molécules administrées. 

Malheureusement en médecine naturelle, aucun soutiens ne sera efficace, attention, certains compléments alimentaires destinés à la chute des cheveux peuvent être contre indiqués selon le protocole mis en place avec le médecin, c’est le cas des produits contenant de l’acide folique. En revanche, de nombreuses actions peuvent être mises en place pour contrer le choc psychologique entrainé par cette chute.

Plusieurs méthodes existent pour canaliser le stress et l’angoisse, mais la plus naturelle est certainement celle qui passe par notre assiette.

En effet, les aliments que nous ingérons au quotidien peuvent agir sur les tensions émotionnelles. Aussi le tryptophane, précurseur de la sérotonine se  retrouve dans les produits animaux tels que les œufs, les poissons, les crustacés ainsi que les produits laitiers, en particulier la ricotta et la brousse.

Pour ceux qui consomment peu de protéines animales, les glucides comme le riz complet, les légumineuses, le chocolat noir, la banane, les amandes et noix de cajou en sont également très riches. Dans ce cas, préférez les mélanges céréales légumineuses (riz+soja, pois chiche+semoule…).

Pour permettre une meilleure assimilation de ces précurseurs certaines associations sont à privilégier comme :

-    Partager les apports protéiques équitablement, pour bien faire, il faudrait 50% de protéines d’origine animale (volailles, poissons, œufs) et 50% de protéines d’origine végétale (légumineuses, céréales).

-   Augmenter les aliments riches en Oméga 3 qui facilitent l’action de la sérotonine. Le choix des huiles d’assaisonnement est primordial  comme l’huile colza, noix, noisettes amande, de qualité bio (2 à 3 cuillères à soupe par jour avec des associations comme huile colza-olive ou colza-noix). Il faut également intégrer à son alimentation au moins 3 fois par semaine du poisson gras (sardines, maquereaux, harengs, saumon…).

 -   Faire attention aux vitamines du groupe B (B1, B6, B9, B12) : elles participent à la synthèse des neurotransmetteurs. Ainsi il est souhaitable de privilégiez les légumes à feuilles vertes, les légumes secs, les fruits de mer, le foie et saupoudrez chaque jour vos salades d’une à deux cuillères à soupe de germes de blé.

 -   Etre attentif aux apports en Magnésium et en zinc, en effet, ils interviennent à plusieurs niveaux dans le cerveau. Ce sont les grands instruments de production de l'énergie. Le cerveau en est particulièrement friand, puisqu'il consomme environ 10 fois plus d'énergie que la moyenne des autres tissus. Ils contribuent à l'équilibre des neurotransmetteurs qui régissent le comportement. Un déficit en ces minéraux rend le cerveau hyperexcitable, un peu comme les muscles. Les sources les plus intéressantes sont : les légumes verts (brocoli, épinard, haricot vert, chou vert…), les céréales et légumineuses complètes (azukis, pois chiche, lentille, pois cassé, fèves, haricots blancs ou noirs…), les bananes, les fruits secs avec les figues, les dattes… les oléagineux comme les noix, noisettes, amandes, les coquillages, crustacées avec les crevettes, oursins, moules, huîtres…

Par ces actions, l’assiette s'érige comme l’élément central dans les réactions qui permettent d'apprivoiser le stress.

A côté de l'alimentation, certaines règles d'hygiène de vie facilitent la gestion du stress : s'organiser en gérant et en contrôlant son temps, parler de ses problèmes avec son entourage, prendre la vie du bon côté (amis, shopping, concert, vacances, resto…). Pratiquer un sport de façon régulière pour se vider l'esprit. et se détendre régulièrement au cours de la journée (exercices de respiration, sieste…).

Ne pas hésiter à recourir à la phytothérapie, certaines plantes seront très appréciée ou encore aux Fleurs de Bach, qui seront plus ciblées en fonction de l’émotion ressentie. Recourir éventuellement à certaines méthodes zen : musicothérapie, réflexologie plantaire, sophrologie, yoga, 

            4)    Lésions dans la bouche (stomatite)

 

Elles sont fréquentes, aphtes, mycoses, saignement, sécheresse… Rincez la bouche avec une solution de 5mL (1 cuillerée à thé) de bicarbonate de soude dans 1 litre (4 tasses) d’eau quatre fois par jour ou au moins après les repas Mâchez de petits glaçons si vous avez mal.  N’utilisez pas de bain de bouche qui contiennent de l’alcool. Brossez-vous les dents avec une brosse à poils souples. Si vos gencives saignent quand vous vous brossez les dents, utilisez une éponge douce. N’oubliez pas l’importance d’avoir une bouche bien propre. Réorganiser vos choix alimentaires avec un thérapeute, surtout si vous avez beaucoup de difficulté à manger ou si vous n’avez pas le goût de manger.

           5)     Fatigue

Elle est quasiment constante lors des traitements par chimiothérapie et est variable en fonction de la maladie elle-même, du type de traitement et de ses effets secondaires. Elle peut causer une fatigue extrême, un manque d'énergie, une sensation d'épuisement, de la somnolence… À la fin de traitement, vous devriez éprouver un regain d’énergie, mais la fatigue pourrait persister pendant quelque temps. Pour réduire la fatigue essayez d’avoir une alimentation équilibrée et ne sautez pas de repas. Evitez de grignoter toute la journée, cela entrainerait une fatigue supplémentaire des émonctoires et aboutirait à une baisse d’énergie. Restez aussi actif que possible (ballade, sport, shopping…). Offrez vous des massages, bon pour le corps, bon pour l’esprit. Certaines plantes sont compatibles avec les traitements, elles serviront de béquilles à l’organisme pour lui permettre de ne pas trop puiser dans ses réserves vitales.

           6)     Réactions cutanées   et sensibilité au soleil. 


Certains médicaments de chimiothérapie peuvent augmenter la sensibilité de la peau au soleil. Quand vous allez au soleil, ne manquez pas de protéger votre peau avec de l’écran solaire ou des vêtements. Porter un chapeau est également une bonne idée. A savoir : Il est conseillé d’éviter le soleil pendant une chimiothérapie.

La peau peut peler si vous avez une éruption. Elle peut aussi s’assécher ou piquer. On choisit alors le bon savon.

Abuser du savon pourrait nuire à notre système immunitaire. La peau est recouverte d'un pH acide qui la protège des assaillants extérieurs. Nettoyée avec un produit contenant des agents chimiques, elle perd cette protection. Il est important de choisir le produit le plus doux et le plus naturel possible (savon d’Alep par exemple).» Pensez à  protéger la peau, l’huile de bourrache ou d’onagre (gélules ou en application cutanée) ; les huiles végétales (amande douce, argan, arnica) sont hydratantes et nourrissantes. Les crèmes des masques hydratants sont également de bonnes solutions bien que souvent un peu moins naturelles. Attention, certaines huiles essentielles, en revanches, sont fortement déconseillées de part leurs actions photo sensibilisantes et/ou allergisantes c’est surtout le cas de tout les Citrus (Citron, orange, mandarine), mais également les huiles phénolées (comme l’origan) et les aldéhydes (cannelle).

        7)       Effets sur les organes sexuels

Chez la femme :

Certains types de chimiothérapie provoquent des changements dans le cycle menstruel. Les règles peuvent devenir irrégulières ou cesser complètement durant la période de traitement.

Les changements hormonaux entraînés par la chimiothérapie ont parfois pour conséquence des démangeaisons, une sensation de brûlure ou d’assèchement des tissus vaginaux.

Attention, la chimiothérapie n’a pas d’action contraceptive chez la femme. Il faut donc continuer une contraception efficace et compatible avec votre traitement.

Mais la fertilité de la femme en âge de procréer est susceptible d’être affectée par la  chimiothérapie. En cas de risque d’infertilité, la congélation d’embryon est à l’heure actuelle la méthode de choix pour envisager une maternité future.

Il est fréquent de voir qu’un traitement de chimiothérapie, administré après l’âge de 40 ans, anticipe de quelques années la ménopause ; d’autre part les femmes ménopausées pourraient constater une augmentation de leurs symptômes, notamment des bouffées de chaleur.

Chez l’homme :

Leur fertilité est susceptible d’être affectée par la chimiothérapie. Cette infertilité peut durer pendant tout le traitement. Certains hommes restent même définitivement stériles alors que d’autres reprennent une production normale de spermatozoïdes.

Comme l’infertilité permanente est une possibilité, il serait bon de parler de cet effet secondaire à votre médecin. Il est maintenant possible de congeler le sperme avant le début du traitement et d’envisager une insémination artificielle.


Bon concrétement, qu'est ce qu'on fait ?

 

Voici quelles mesures hygièno-diététiques toutes simples :

De La variété dans notre assiette !
Pour que notre système immunitaire demeure efficace, on mise avant tout sur une alimentation saine. «Elle doit fournir suffisamment de protéines, de vitamines, de minéraux et d'acides gras essentiels».

Des aliments complets !
Pour un rendement maximal de notre système immunitaire, rien ne vaut un menu composé d'aliments complets, le moins transformé possible : ils contiennent plus de nutriments. On préfère un fruit à un jus fait de concentré, des graines entières aux huiles qui en sont extraites et des produits à base de farine complète plutôt qu'enrichie.

Des fruits et des légumes pour la vie !
Gorgés de vitamines et de minéraux, les fruits et les légumes sont essentiels au bon fonctionnement du système immunitaire. Ils sont riches en phytonutriments aux propriétés antioxydantes et stimulantes pour les globules blancs, nos cellules de défense.

Des probiotiques, pour notre flore intestinale et non des produits laitiers !
Une flore saine nous assure une défense immunitaire « plus forte».

De l'ail, la petite gousse magique !
Antibiotique naturel, l'ail stimule le système immunitaire pour l'aider à mieux combattre les cellules infectées par des bactéries et des virus. En manger chaque jour est une véritable assurance santé.

Des protéines mais pas trop !
Essentielles à la formation des anticorps, les protéines aident à combattre les infections. Elles produisent une enzyme spéciale qui chasserait les radicaux libres. Cependant préférer les protéines végétales.

Le brocoli, un super-légume !
Le brocoli est un puissant stimulant de l'immunité. Importante source de vitamine C (un antioxydant). On en met au menu le plus souvent possible.

Gare au sucre !
Le sucre affaiblit grandement la réponse immunitaire. «Le sucre surcharge les glandes surrénales et stimule le pancréas, ce qui augmente la sécrétion de cortisol (une hormone qui affaiblit l'immunité et, dans certains cas, peut déclencher une maladie auto-immune)». De plus le sucre nourrit les cellules cancéreuses et caramélise l’organisme, le corps devient alors tout collant.

Des bons gras seulement !
Une formule gagnante pour renforcer l'immunité: réduire l'apport en gras saturé (fritures, pâtisserie, snack, graisses animales (lait, fromages, viandes, saucisses…) et privilégier les acides gras essentiels mono et polyinsaturé ((huiles végétales olive, colza, lin, citrouille, chanvre, noix), noix et graines (noisettes, amandes, sésame…), poissons gras (maquereau, saumon, thon, sardine…)), qui sont importants pour la protection de la peau. «Les acides gras essentiels (que le corps ne peut fabriquer lui-même) maintiennent l'intégrité de toutes les cellules en s'assurant que chacune est bien enveloppée d'une mince pellicule de gras. Cette couche protège les cellules et permet les bons échanges avec l'extérieur.»   

Précieux zinc !
Le zinc est un oligo-élément qui stimule la multiplication des globules blancs et réduit la capacité de reproduction des virus. Les produits d'origine animale comme les fruits de mer et la volaille sont une bonne source de zinc; c'est dans les huîtres que sa concentration est la plus fort.

La vitamine C !
Fréquemment utilisée pour atténuer les symptômes du rhume, la vitamine C est un antioxydant puissant qui contribue à activer le système immunitaire. On la trouve dans les agrumes, les fraises, les kiwis, les tomates, le brocoli et la plupart des choux verts. Attention pas de supplémentation sans avis du médecin.

 

La vitamine A, contre les infections !
La vitamine A aide à prévenir les infections et contribue à la santé de la peau et des muqueuses. On la trouve en bonne quantité dans les oranges, les abricots, les légumes verts et les fruits et légumes rouges.

Des efforts physiques modérés !
Peu importe le sport qu'on pratique, l'activité physique est primordiale au bon fonctionnement du système immunitaire. «La pratique modérée d'exercices physiques augmente le nombre de globules blancs et la réponse contre les agents infectieux», La marche est excellente pour fortifier l'immunité. Moins dommageable pour les articulations que le jogging, elle active le corps et aère l'esprit. Un rythme modéré est de mise: il faut bouger, mais un surentraînement causerait un stress à notre système immunitaire, qui deviendrait vulnérable aux attaques extérieures. Le ski de fond et la natation sont aussi de très bons exercices.

On s’oxygène !
«C'est important de sortir pour respirer et s'oxygéner.  Ça permet un meilleur fonctionnement de tout notre système: le sang circule et nourrit les organes, ce qui leur assure une plus grande force. On diminue aussi les tensions, l'anxiété et l'agressivité, et on augmente l'endurance et l'énergie.»

Au dodo !
On dit souvent qu'il faut dormir huit heures par nuit, mais c’est du cas par cas. « Écoutez votre corps »,

On reste zen !
Le stress empêche le système immunitaire de défendre notre corps efficacement. Un stress aigu (causé par un grand choc) ou chronique entraîne la sécrétion de cortisol. « Un élément stressant réduit la prolifération des cellules de défense et diminue leur potentiel »,

 

Un peu de prévention pour limiter le risque de développer un cancer !

La sédentarité et l'insuffisance d'activité physique ainsi qu'une profonde modification de notre alimentation représentent des facteurs de risques qu'il faut connaître. 
La consommation excessive de sucre ainsi que les mauvaises graisses qui ont envahi de nombreux produits, ont déséquilibrés nos habitudes alimentaires et participé à cet accroissement. 

Mieux dormir, se détendre, vivre moins stressé, avoir une activité physique régulière et une alimentation plus équilibrée peuvent contribuer à limiter les risques d'apparition de la maladie. 

Pour conclure !

Les médecines complémentaires ne soignent pas le cancer, mais associées au traitement prescrit par l’oncologue, elles peuvent atténuer nausées, vomissements, troubles digestifs, fatigue, états émotionnels et problèmes de peau. Les granules homéopathiques peuvent être associés aux plantes et aux huiles essentielles.

L’acupuncture, la sophrologie, la relaxation et le yoga sont également d’excellentes aides.

A côté de la démarche purement médicale, la prise en compte de l’environnement et en particulier de l’alimentation est essentielle. L’Académie de médecine l’a officiellement déclaré : 30 % des cancers sont liés à notre alimentation. D’autres études montrent que l’on peut réduire le risque de récidive de 50 % grâce à l’activité physique régulière et une alimentation adaptée.

Pour un naturopathe, accompagner un malade dont la chimiothérapie est en cours est une tâche délicate. La force vitale du malade est diminuée par le traitement, si ce n’est par la maladie. Le terrain est très dégradé et ce, depuis un certain temps. Et la chimiothérapie représente un afflux de toxiques, qu’il n’est pas question de ralentir.

Mais cette tâche est bénéfique pour le malade à condition qu’il y ai un véritable partenariat entre le patient, le médecin et le naturopathe.

 

Mlle ORTIGUE Vanessa
Naturopathe - Réfléxologue
www.vanaroms.fr